Cette petite cabine blanche installée sur une place publique à Amsterdam par la société DUS Architects renferme toute une forêt! Baptisée Unlimited Urban Woods, littéralement forêt urbaine infinie, l’installation contient en fait un seul arbre. Pour en faire une forêt, le principe est simple, des miroirs et un jeu de reflets qui crée une mise en abyme de l’image de l’arbre et la démultiplient à l’infini pour restituer l’immensité d’une forêt. Des orifices placés à différents endroits de la construction permettent le passage de la lumière naturelle.
mercredi 18 janvier 2012
Physalia, le jardin amphibie à énergie positive
Vincent Callebaut, architecte révolutionnaire dont le travail est axé principalement sur l’eau et l’écologie a présenté son nouveau projet baptisé Physalia. Il s’agit d’une structure inspirée de la physalie, créature marine, et présentée par l’architecte comme un « jardin amphibie à énergie positive » qui se destine au nettoyage des voies navigables européennes. La surface est composée d’aluminium et recouverte de dioxyde de titane, une substance qui absorbe les ultraviolets déclenchant une réaction chimique qui décompose les toxines aussi bien organiques que non organiques et neutralise, ainsi, la pollution de l’eau. En plus de purifier l’eau, l’édifice permettrait de générer de l’énergie solaire et hydraulique. En effet, Le vaisseau se déplace grâce à des turbines qui transforment le mouvement de l’eau en énergie hydroélectrique et intègre au niveau du toit des cellules solaires photovoltaïques. Le toit sert également de pépinières dont les plantes sont sélectionnées soigneusement pour leur aptitude à filtrer l’eau en absorbant les déchets des bateaux et des industries. Enfin, le jardin amphibie ne sera pas uniquement une construction utilitaire, il comportera un musée d’espèces aquatiques où les spécialistes de biologie marine pourront se réunir dans un laboratoire prévu à cet effet tandis que les simples visiteurs découvriront des expositions temporaires et profiteront d’un large lounge submergé. Le jardin amphibie se présente comme la réponse de l’architecte à la question de plus en plus problématique de l’eau.
Lilypad, l’utopie de Vincent Callebaut
Lilypad est un projet utopiste conçu par l’architecte Vincent Callebaut qui a fait de l’éco architecture son cheval de bataille. Il s’agit d’une cité flottante autosuffisante et écologique présentée par le créateur comme « une réaction au développement de l’urbanisme le long des littoraux et une solution plus durable que les polders éphémères ». Son objectif, en effet, est de garantir un habitat pour les réfugiés climatiques futurs et de permettre, également, aux pays développés d’étendre leurs territoires.
La structure qui peut accueillir 50 000 habitants, se déplace suivant les courants marins de surface, ascendants chauds du Gulf Stream ou descendants froids du Labrador. L’idée, selon Vincent Callebaut, est d’être en accord avec l’océan plutôt qu’en rivalité avec celui-ci. C’est donc là un nouveau style de vie, nomade et en harmonie avec la nature, que veut établir l’architecte.
La forme s’inspire d’une feuille de nénuphar géant d’Amazonie, agrandie 250 fois. Elle se caractérise par trois dômes qui représentent trois pôles consacrés respectivement au travail, au commerce et aux loisirs. Des logements aménagés en jardins suspendus recouvrent chacun des dômes et intègrent des balcons de 5 à 10m destinés à la culture de potagers biologiques.
La cité est autosuffisante, la couche végétale qui recouvre la coque attire la faune marine et permet la pêche. Des champs d’aquaculture et des corridors biotiques sont installés sur et sous la coque pour assurer les besoins alimentaires de la végétation.
Enfin, Lilypad est écologique. En effet, Les fibres de polyester et le dioxyde de titane dont est constituée la coque absorbent la pollution atmosphérique. En outre, la cité intègre différents mécanismes générateurs d’énergie : éolienne, photovoltaïque, hydraulique, biomasse. Cela lui permet d’atteindre un bilan énergétique positif avec zéro émission de carbone. Le lagon central, quant à lui, permet le stockage et l’épuration des eaux de pluie.
Enfin, Lilypad est écologique. En effet, Les fibres de polyester et le dioxyde de titane dont est constituée la coque absorbent la pollution atmosphérique. En outre, la cité intègre différents mécanismes générateurs d’énergie : éolienne, photovoltaïque, hydraulique, biomasse. Cela lui permet d’atteindre un bilan énergétique positif avec zéro émission de carbone. Le lagon central, quant à lui, permet le stockage et l’épuration des eaux de pluie.
Le projet Lilypad est entré dans sa deuxième phase d’étude : le cabinet de Vincent Callebaut et une équipe de scientifiques examinent les moyens de réaliser des surfaces plus petites, de la taille d’un village.
Quand l’architecture tokyoïte s’inspire de l’art de l’origami
L’architecte Yasuhiro Yamashita de l’atelier Tekuto, s’est inspiré de l’art de l’origami pour concevoir cette maison futuriste très surprenante, qui permet d’optimiser l'espace et de répondre aux problèmes de la densité urbaine à Tokyo. La texture lisse et le look totalement dépouillé des murs font ressortir des formes géométriques qui nous rappellent l’aspect du papier plié. Quelques fenêtres judicieusement placées maximisent l’entrée de la lumière naturelle. Surélevée au moyen de deux pointes sur lesquelles elle semble tenir en équilibre, elle permet d’intégrer un car-port et d’exploiter au maximum l’espace habitable.
Le Krzywy Domek
Construit en 2003 à Sopot en Pologne, ville située sur la côte sud de la mer baltique et station balnéaire de 40.000 habitants, ce bâtiment aux lignes courbes et difformes dessiné par Szotynscy Zaleski s’inspire des travaux de Jan Marcin Szancer (artiste polonais reconnus notamment pour ses illustrations de comptes de fée) et Per Dahlberg (peintre suédois résident à Sopot). Le Krzywy Domek ou Crooked House en anglais, fait 4.000 m2 et fait partie du Rezydent shopping center. C’est le bâtiment le plus photographié du pays.
La tour Galatea
Le musée-Théâtre Salvador Dali est Situé à Figuières en Espagne, ville natale du peintre. Cet édifice surprenant, construit dans les années 70 tient son nom de Gala, l’épouse et muse du peintre. Décédé d’une crise cardiaque le 23 janvier 1989, Salvador Dali a été enterré dans dans cet édifice selon sa volonté, une simple pierre indique le lieu de sa sépulture.
Waldspirale
Le Waldspirale du célèbre architecte et peintre autrichien Friedensreich Hundertwasser, a été construit entre 1998 et 2000 à Darmstadt en Allemagne par la société Bauverein Darmstadt. Le bâtiment est célèbre pour son design architectural aux formes irrégulières et colorées ainsi que ses dômes à l’aspect organique. La structure spiralée qui intègre 150 appartements, un restaurant, un bar à cocktails et un parking, s’enroule tout le long d’une rampe chargée d’une végétation luxuriante. C’est cette cour paysagée qui lui a valu son nom de Waldspirale, littéralement « forêt en spirale ». Le mot d’ordre de cet architecte avant-gardiste était, l’anticonformisme représenté surtout , selon lui par la haine des lignes droites et des formes régulières. Son premier manifeste s’intitule d’ailleurs La ligne droite conduit a la perte de l’humanité, dans lequel il clame que l’œil humain perçoit les lignes droites comme autant de dangers imminents qui, à la longue, finissent par atteindre l’homme psychologiquement. Il a appliqué ce principe au Waldspirale pour les murs, les toits et même les sols, qui, irréguliers, deviennent une « mélodie pour les pieds ». C’est ce même attrait pour les formes irrégulières et changeantes qui fit de la végétation un élément central de son architecture et non simplement un ornement. L’irrégularité gagne, ainsi, non seulement l’espace mais aussi le temps, grâce au changement d’aspect d’une végétation en perpétuelle évolution.
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